Des fleurs jaunes vibrantes dans le jardin

Quelles fleurs vivaces offrent une longue floraison ?

Un massif qui reste coloré d’avril jusqu’aux premières gelées, sans replanter à chaque saison, c’est ce que permettent les fleurs vivaces à longue floraison. Certaines fleurissent quatre à six mois d’affilée, d’autres prennent le relais quand l’été s’essouffle. Le secret tient au choix d’espèces adaptées à la lumière, au sol et au climat de votre jardin. Voici douze fleurs à associer, avec leurs périodes de floraison et les gestes qui les aident à refleurir.

Quelles fleurs vivaces à longue floraison planter ?

Les championnes de la durée sont le gaura, l’érigeron de Karvinski et le géranium vivace remontant, capables de fleurir de mai à octobre presque sans interruption. Autour d’elles, d’autres espèces fleurissent moins longtemps mais comblent les creux du calendrier, au soleil comme à l’ombre.

  • Le gaura fleurit de mai aux gelées et atteint 60 à 120 cm de haut.
  • L’érigeron de Karvinski fleurit d’avril à novembre et ne dépasse pas 30 cm.
  • Le géranium vivace remontant, comme ‘Rozanne’, fleurit de juin à octobre sur 40 à 50 cm.
  • La verveine de Buenos Aires fleurit de juillet à octobre et monte jusqu’à 1,50 m.
  • L’agastache fleurit de juillet à octobre et mesure 60 à 90 cm.
  • Le penstemon fleurit de juin à octobre selon les variétés, sur 50 à 80 cm.
  • La sauge vivace fleurit en mai-juin, puis remonte en fin d’été après une taille.
  • Le coréopsis fleurit de juin à septembre si l’on retire ses fleurs fanées.
  • L’échinacée fleurit de juillet à septembre, sur 60 cm à 1 m.
  • Le fuchsia de Magellan fleurit de juillet à octobre et supporte environ -15 °C une fois installé.
  • Le bégonia grandis fleurit d’août aux gelées, à l’ombre, et résiste à -15 °C sous un paillis.
  • L’euphorbe hypericifolia fleurit de mai à octobre, mais elle ne supporte pas le gel.

Ces périodes restent indicatives, la chaleur, la sécheresse ou un gel précoce peuvent les avancer ou les écourter. En combinant trois ou quatre de ces plantes aux calendriers décalés, un massif garde des fleurs pendant sept à huit mois, voire davantage avec quelques anémones et jacinthes glissées à leurs pieds pour colorer le sol dès mars.

Fleurs de géraniums rouge vif dans le jardin

Au soleil, des plantes florifères qui tiennent jusqu’à l’automne

En plein soleil, la plupart de ces espèces demandent surtout une terre qui ne reste pas détrempée en hiver. Le gaura anime les massifs de fleurs blanches ou rosées portées par des tiges souples. Une fois enraciné dans un sol drainé, il traverse les étés secs sans arrosage régulier.

La verveine de Buenos Aires porte ses petites têtes violettes au sommet de tiges fines. Elle donne de la hauteur sans cacher les plantations situées derrière elle et se ressème facilement, dans un petit jardin, il suffit d’arracher les semis en trop au printemps.

L’agastache, elle, dresse des épis riches en nectar et libère un parfum anisé ou mentholé quand on frôle son feuillage, d’où l’intérêt de la planter près d’une allée. Pour les bordures et le premier plan, les sauges vivaces offrent des épis bleus ou violets dès la fin du printemps. Le penstemon prend le relais avec ses fleurs en tubes, mais sa rusticité varie selon les variétés et il craint l’humidité hivernale.

Mi-ombre et ombre, trois fleurs qui durent

Un coin moins lumineux n’empêche pas d’avoir des fleurs pendant plusieurs mois, à condition de viser des espèces qui aiment la fraîcheur. Dans ces zones, l’humidité du sol compte presque autant que la lumière.

Le géranium vivace remontant forme un couvre-sol généreux au pied des arbustes ou en bordure d’une terrasse ombragée. Toutes les variétés n’ont pas la même endurance, vérifiez la mention remontant et l’exposition conseillée avant l’achat. Le fuchsia de Magellan porte des clochettes rouge et violet de l’été à l’automne, en situation abritée.

Contrairement aux fuchsias vendus pour les balcons, il repart de sa souche après des gels marqués, surtout si on la protège avec un paillage épais. Le bégonia grandis fleurit rose à partir de la fin de l’été et son feuillage au revers pourpre éclaire les recoins sombres ; une terre riche, fraîche et bien drainée l’aide à passer l’hiver.

Des fleurs violettes de marguerites

Associer les plantes pour que les floraisons se relaient

Une longue saison fleurie repose sur des floraisons qui se chevauchent. Plutôt que de réunir uniquement des plantes spectaculaires en juillet, mélangez celles qui démarrent tôt, celles qui tiennent longtemps et celles qui ferment la saison.

Pour une bordure ensoleillée, l’érigeron ouvre le bal au ras du sol pendant que la sauge lance ses premiers épis. Le gaura et la verveine de Buenos Aires prennent ensuite de la hauteur sans masquer les fleurs plus basses, et l’échinacée assure le pic de l’été.

Dans un massif plus ample, les teintes chaudes du coréopsis répondent bien au bleu d’une agastache ou d’une sauge. Quelques graminées ornementales glissées entre les vivaces apportent du mouvement et gardent de l’allure quand certaines floraisons marquent une pause. À l’ombre, le trio géranium, fuchsia et bégonia grandis suffit à couvrir la période de juin à octobre.

Au-delà du massif, pots, bouquets et refuge pour la faune

Plusieurs de ces fleurs se plaisent aussi en contenant. Un bac de 40 cm de profondeur accueille sans peine un gaura nain, un érigeron qui retombe sur le bord et une agastache compacte, de quoi fleurir un balcon plein sud jusqu’en octobre.

Les échinacées, les agastaches et les sauges font aussi de bonnes fleurs à couper, qui tiennent environ une semaine en vase. En fin de saison, laissez quelques têtes d’échinacée et de coréopsis sécher sur pied, leurs graines nourrissent les chardonnerets en hiver.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *